Tout commence par un mot ….

Les histoires s’écrivent mais ne se ressemble jamais …

Chapitre 9

 

Vingt minutes plus tard les deux amoureux se firent annoncer aux portes du salon

de Faïence. Les portes dorées s’ouvrirent sur la reine mère assise au bout d’une longue table de bois brun, la pièce était décorée au plus simple dans des teintes rouges et roses aux motifs fleuris. Nous fûment invités à nous asseoir à ses côtés ainsi je me retrouvais en face de Lior dont le visage était fermé.

D’un regard la Reine mère ordonna le début du repas. Un défilé de plats, trois entrées, un poisson chacun, puis une grosse volaille. Tout cela était arrosé de vin rouge et d’une eau couleur bleu qui avait un goût délicieux.

Le repas se déroulait en silence, quand soudain on entendit un bruit sourd de sabots s’arrêtant net dans la cour. J’avais un mauvais pressentiment, mais je ne pouvais savoir à quoi il correspondait.

Un valet entra dans la salle, se dirigea vers Lior et lui parla à l’oreille. Je vis se déformer le visage de mon amant au fur et à mesure que le valet lui parler. Celui-ci ressortit de la salle faisant retomber un lourd silence. Ce fut le reine mère qui parla.

« - Mon fils, pourquoi ce jeune valet se croit-il en droit d’interrompre notre repas ? »

Lior resta silencieux, son regard était perdu dans le vide, ce qui agaça sa mère.

«  – Répondez !

- Je … je dois vous laisser mère.

Il se leva et se dirigea vers le porte sans même m’adresser un regard.

  •  
    • Lior, dis-moi ce qui se passe ! Qu’est-ce que tu me caches ?

       

Lior s’arrêta net et se retourna pour me regarder dans les yeux. Je compris qu’il me cachait quelque chose de grave. Je me levai et m’arrêtai en face de lui

- Dis-moi s’il te plait…

Il prit une profonde inspiration et me prit les mains.

- Clarisse,… mes hommes sont retournés dans la maison où tu demeurais, ils ont retrouvé le corps de Larine et de Jean…

Mon corps tremblait, mes yeux essayaient de retenir les larmes. J’avais peur d’entendre la suite.

- … ils ont retrouvé François près de la rivière dans un état pitoyable mais vivant, ils viennent de le ramener… Ma puce, François a été très blessé, le médecin est auprès de lui, je vais m’y rendre aussi mais je veux pas que tu le vois maintenant.

- Mais ! Je viens avec toi que tu le veuilles ou non ! C’est mon frère je veux le voir, s’il te plaît …

Ma voix se brisa tant la peur de son état me tordait l’estomac. Mon visage fut mouillé de larmes en quelques secondes. Lior me prit dans ses bras.

- Mère, je vous prie de nous excuser de vous laisser finir ce repas seule, je vous demande pardon

- Mon fils, je vous pardonne, allez vite prendre des nouvelles et tenez-moi au courant. »

Je sentais mes jambes faiblir au fur et à mesure qu’on se reprochait de la chambre où François reposait. Lior me passa un bras dans mon dos pour me retenir et son autre main tenant la mienne.

Devant la porte on s’arrêta et Lior me demanda de l’attendre, mais j’étais une tête de mule et je refusai.

Un valet ouvrit la porte et là ce fut le choc de trop. Mes jambes fléchirent sous le poids de la peur et de mon corps, Lior et le valet m’aidèrent à me transporter sur une chaise un peu plus loin. Le spectacle était effroyable. François reposait sur un lit au centre de la pièce, on lui avait enlevé ses vêtements trempés de sang, entassés au pied du lit. Celui-ci gisait inconscient, trois médecins lui tournaient autour, l’un soignait une entaille profonde qui partait du genou gauche et remontait jusqu’à deux centimètres de ses parties intimes. Le second médecin s’occupait d’une blessure à l’épaule droite qu’un poignard avait transpercée et où l’hémorragie s’était arrêtée. Le troisième, lui, s’occupait de toutes les petites écorchures qui même assez longues et ensanglantées paraissaient insignifiante.

Lior s’éloigna de moi pour aller parler aux médecins, puis revint vers moi.

«  – Ils vont en avoir pour longtemps ma chérie mais il devrait s’en sortir, c’est un homme fort, nous reviendrons demain, il faut que tu te repose, toi aussi…

- Non, je ne le laisserai pas, il doit souffrir, je ne peux pas le laisser seul, je vais rester là !

- Mon cœur, tu ne peux rien pour lui pour le moment…

- Je reste !.

Un courant d’air glacé le convaincus quand il vit dans mes yeux que la souffrance, la rage et la tristesse ne pourraient avoir raison de ses paroles;

- D’accord Clarisse mais arrête d’avoir peur sinon tu vas le congeler. Bonne nuit. »

Cette réflexion avait réussi à décocher un sourire sur mon visage qui semblait n’avoir plus rien d’heureux ni d’humain. Lior me déposa un baiser sur le front puis s’en alla, me laissant seule avec les médecins qui s’affairaient toujours à soigner se corps presque sans vie.

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