Tout commence par un mot ….

Les histoires s’écrivent mais ne se ressemble jamais …

Chapitre 7

 

Ce fut une odeur de chocolat chaud qui me réveilla. Mon corps n’était que

rhumatismes, chaque mouvement était un calvaire. J’ouvris les yeux et vis une image adorable. Assis sur un fauteuil, Lior, que seul un haut de chausse habillait, dormait la tête en avant et la petite fille dans les bras.

Je me leva, enfila la veste de Lior qui traînait par terre et vint m’agenouiller devant ma nouvelle famille. D’un geste tendre je caressai la joue de mon amour. Il ouvrit un œil, vert émeraude, puis le second et se redressa en quelques secondes.

«  – Vous ne devriez pas être debout, le médecin vous la formellement interdit !

- Sachez, Monsieur que je n’ai pas entendu ses interdictions, car après ce que je venais de vivre je me devais de dormir.

- Je vous l’accorde ma douce mais soyez raisonnable s’il vous plaît, je ne veux point qu’il vous arrive quelque chose après tout ce que vous avez traversé.

- D’accord, je vais m’asseoir dans le fauteuil juste là.

Je me levai avec quelques difficultés mais rien de surprenant après une journée de cheval et un accouchement ! Je fis glisser le fauteuil jusqu’à celui de Lior et m’assis en face de lui.

    - Elle est magnifique, elle a tes oreilles !

    Je souris et caressa les petites oreilles pointues de ma fille)

- Tu as été superbe cette nuit, mais j’y pense depuis combien de temps n’as-tu pas avalé quelque chose ?

- Hier matin, je crois…

- Cela n’est pas tolérable, je vais te chercher ton petit déjeuner ! »

Il allait se lever quand je le retins par le bras.

« – Non ne me laisse pas ! C’est….

Je fondis en larmes. Lior alla déposer la petite dans son couffin et revint s’agenouiller à côté de moi.

- Je suis là, tu n’as pas à avoir peur, tu es en sécurité ici. Mais dis- moi, pourquoi ne veux-tu pas que je sorte ? je ne serai qu’à quelques mètres de toi.

Je le regarda dans les yeux.

- JeHier matin lorsque François voulut aller me chercher de quoi manger au rez de chaussée…j’entendis des coups d’épée, un combat sanglant s’engage… On m’avait retrouvés, je devais de nouveau m’enfuir sans que je ne puisse savoir à qui appartenaient ces cris de douleur qui traversaient les murs…Jean m’a mise sur le cheval et depuis je n’ai plus de nouvelles de personnes… Ils sont peut-être mort,… François est peut- être… mort…

Durant mon histoire, mes larmes s’étaient arrêtées mais quand je prononça le prénom de François, mon cœur se serra et des larmes se remirent à couler sur mes joues.

- Calme-toi ! Je vais y envoyer deux de mes gardes personnels pour aller voir ce qui sest passé, mais d’abord tu dois manger quelque chose, je vais juste derrière la porte. »

Ma main desserra son bras et il partit derrière la porte pour revenir quelques minutes plus tard un plateau à la main mais je m’étais déjà rendormi. Je sentis juste des bras me soulever et me déposer sur un matelas moelleux.

Je fis un rêve très mouvementé, tous mes souvenirs revenaient avec une telle force que je pensais que ma tête allait explosée. Des cris et des pleurs me réveillèrent, j’ouvris les yeux pour voir Lior tenant notre fille dans les bras pour la bercer et essayer de la calmer mais en vain. Je me redressai sur les coussins.

« - Donne-la moi, elle doit mourir de faim.

Lior avait sursauté au son de ma voix mais me fit un sourire soulagé de me voir et en pleine forme. Il me donna la petite, je sortis mon sein de ma chemise de nuit et la petite bouche du nourrisson téta doucement mais avec une faim d’ogre. Je glissai mes yeux dans ceux de Lior qui s’était assis à mes côtés sur le lit.)

- Lior, je me souviens de tout… je sais tout ce que mon père a fait subir à mon frère et à moi…

Je vis son regard devenir noir et l’expression de son visage dur mais je voulu quand même finir mon histoire.

- je sais que je possède des pouvoirs comme toi, je veux que tu m’apprennes à m’en servir, mais je veux que tu m’enseignes aussi l’art de l’épée et l’arc, je veux tuer mon père de mes propres mains ! »

Lior resta silencieux un long moment se levant et faisant les cents pas dans la chambre comme un lion en cage. Il sarrêta soudain devant moi ses yeux étaient passés d’un vert émeraude à un gris clair. Grâce un ancien cauchemar, je me souvenais l’avoir déjà vu dans une telle transe mais dans les songes il s’apprêtait à déployer sa colère sur une meute de créatures du mal. Nos regard se fixèrent une dizaine de minutes.

«  – Te rends-tu compte ce que tu me demandes ?! Je viens de te retrouver et voilà que tu veux aller mourir au combat ! Jamais je ne pourrais supporter de te savoir là-bas, JAMAIS !

Une secousse fit trembler les murs et tous les objets se trouvant dans la pièce. Je me levai gardant toujours mon regard dans celui de Lior qui me fixait immobile. Je vins vers lui, pour lui faire face, je lui tendis notre fille qu’il prit fébrilement dans ses bras. Je savais la colère qui demeurait en lui à cet instant et que s’il ne se reprenait pas vite, cela pourrait être très dangereux pour les personnes de la pièce mais aussi pour tous les alentours.

«  – Ne me regarde pas, mais regarde-la, elle, notre fille, fruit d’un amour mutuel et passionné ! C’est pour elle, pour nous que je veux me battre et tu seras à mes cotés !… Je ne veux pas vivre dans la peur qu’un jour notre fille se fasse enlever, … que nos futurs enfants meurent au combat contre un homme que je hais du plus profond de mon âme, je veux être sûre de pouvoir vivre en paix dans tes bras jusqu’à la fin de mes jours et que nos deux royaumes soient de nouveau en paix … Si tu ne le fais pas pour moi, fais-le pour elle… »

Durant mes paroles de petites secousses avaient fait bouger quelques cadres mais sans aucune incidence sur le reste du château. Les yeux de Lior retrouvaient peu à peu leurs teinte naturelle. Il respira profondément et releva la tête vers moi. Je vis un très léger sourire se dessiner sur son visage.

«  – Tu sais que notre fille n’a toujours pas de prénom ! »

Il avait dévié la conversation et je dus me faire violence pour ne pas y revenir par moi-même, je lui rendis son sourire et caressai la petite tête.

«  – Non, tu as raison, aurais-tu par hasard une idée ?

- J’avoue que cela me trotte depuis longtemps dans la tête. J’avais pensé à Taïla…

- Je trouve cela joli, qu’en dis-tu Taïla ? »

La petite Taïla me sourit et je pris cela pour un oui. Lior alla s’asseoir dans le fauteuil à côté de la fenêtre et fit sonner une petite clochette. Une jeune servante arriva et s’inclina devant lui.

«  – Veuillez aider ma future femme à se vêtir. »

La servante disparus par une petite porte et revint quelques secondes plus tard tenant dans ses bras une magnifique robe. Elle la posa sur le lit et s’approcha de moi, pour m’aider à retirer ma chemise de nuit. Je me retrouvai alors nue devant les doux yeux de mon amant.

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

respiration3 |
Lirado |
POESIES D'EXIL |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | collectionloulou
| Ma vie couché sur un papier...
| loveforevers2