Tout commence par un mot ….

Les histoires s’écrivent mais ne se ressemble jamais …

Chapitre 6

 

Au bout de quelques minutes, j’entendis des bruits sourds provenant du rez-de-

chaussée. La voix de Larine et un cri de douleur parvint à mes oreilles. Sans me poser de question je me levai de mon lit, attrapai la robe de chambre sur le rebord d’un des fauteuils, la mit sur mes épaules et me dirigeai vers la porte. Je n’eus pas le temps de mettre la main sur la poignée qu’elle s’ouvrit à la volée, je fus tétanisée sur le coup et m’aperçus que ce n’était que Jean mais une grande peur se lisait dans ses yeux.

«  – Madame il faut partir sur le champ, l’endroit n’est plus sûr !

Des coups d’épée se faisait entendre avec force et se rapprochaient de plus en plus.

- Mais François…

- Vous n’êtes plus en sécurité ! François vous rejoindra, soyez-en assurée mais pour l’heure, faites-moi confiance prenez, une robe et fuyons !! »

Il ferma la porte à double tour et en ouvrit une autre cachée dans la grande armoire qui se trouvait contre le mur. Je pris vite une robe que je mis en chiffon dans un sac et suivis Jean dans le couloir qui menait derrière la maisonnette. Une jument blanche attendait, attachée à un arbre.

«  – Mais à deux ce cheval ne tiendra jamais !

- Madame vous partirez seule. Le cheval sait parfaitement où vous amener. Je dois rester avec mon maître !

- Vous me laissez seule, mais je ne connais rien d’ici, je ne connais que vous !

  •  
    • Ne vous inquiétez de rien, la famille dans laquelle vous allez aller est très accueillante. A votre arrivée, demandez un certain Liorin. Maintenant, partez, ils arrivent !! »

       

Jean m’aida à monter sur le cheval en amazone, détacha la jument de l’arbre. Elle partit au galop laissant derrière nous, une seconde fois, les personnes les plus chères à mon cœur.

Des larmes coulèrent le long de mes joues pendant une bonne demi-heure. Je réussis à me calmer et au bout de trois heures de grand galop mon dos me faisait extrêmement mal. Je décidais donc de m’arrêter au bord d’une rivière. Je dus m’assoupir quelques heures car quand je me réveilla le ciel était noir de nuages et le soleil allait se coucher dans moins de quatre heures.

Quand je voulus me relever, une forte douleur me traversa le bas ventre. C’était la première fois que je ressentais cela. L’inquiétude s’empara de moi, si j’accouchais dans ce lieu? Non cela ne se pouvait, jamais je ne ferais cela à mon enfant il fallait tout de suite que je remonte à cheval et arrive à bon port. Mais je ne savais même pas combien de temps il me restait.

Je me remis en selle et fit partir la jument au galop malgré ces douleurs qui me transperçai le ventre.

La pluie commença à tomber une heure avant le coucher de soleil, j’étais trempée, la jument souffrait sous mon poids et la fatigue se faisait de plus en plus sentir. J’étais au bord de l’évanouissement lorsque j’aperçus à deux lieues, une sorte de château.

J’y arrivai une heure plus tard,le soleil se couchait et je ne sentais plus mon corps. Nous passâmes un grand portail. J’entendais des bruits autour de moi mais la fatigue était tellement extrême que je ne faisais attention à rien. Je sentis des bras musclés me prendre par le taille, puis quelques minutes plus tard un air chaud m’envelopper comme un châle. On me donna une tape sur le joue en m’appelant par mon prénom mais je n’avais pas la force d’ouvrir les yeux. Je plongeai dans le peu d’énergie qu’il me restait et ouvrit les yeux pour découvrir agenouillé à mes côtés un homme qu’il me semblait reconnaître.

«  – Clarisse, mon ange, reviens à toi ! »

Je voulus prononcer un mot quand une douleur que j’avais presque oubliée refit surface et m’extirpa un cri.

«  – Qu’on appelle un médecin au plus vite ! Qu’y a-t-il mon ange ? Où as-tu mal ?

Mes mains se posèrent sur mon ventre, et fis une grimace.

- Je crois que le bébé arrive…je n’ai pas la force…

- Je suis là, ne t’inquiète pas, tout va bien se passer… »

Je le sentis me prendre dans ses bras et monter de grandes marches, puis je fus déposée sur un lit. Des mains douces me retirèrent mes robes et me mirent une chemise de nuit blanche et sèche. Un vieil homme en habit noir pénétra dans la chambre et je le sentis m’examiner.

«  – J’ai besoin d’eau tiède, de linge propre et d’un couffin!

Des femmes de chambres s’agitèrent autour de moi. Une nouvelle douleur me traversa, elles étaient de plus en plus douloureuses, mais elles avaient l’avantage de me tenir éveillée. Une main prit la mienne.

- Je suis avec toi ma tendre…

  •  
    • Lior…mais comment ? Hum…

       

      Une nouvelle contraction, je serai la main de Lior qui me sourit.

- Je t’expliquerai tout demain et je suis au courant pour ta mémoire, François m’a fait parvenir une lettre. Maintenant ne pense qu’à notre enfant, d’accord ? »

J’approuvai de la tête.

Au bout de deux longues et épouvantables heures je mis au monde une petite fille toute rose et qui montrée déjà ses décibels.

Les bras de Morphée prirent possession de moi et je partis dans mes songes.

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

respiration3 |
Lirado |
POESIES D'EXIL |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | collectionloulou
| Ma vie couché sur un papier...
| loveforevers2