Tout commence par un mot ….

Les histoires s’écrivent mais ne se ressemble jamais …

Chapitre 5

 

Des rêves plaisants envahissaient mon esprit. Soudain une scène démarra de façon très romantique puis l’acte d’amour arriva avec un jeune homme que je ne reconnaissais pas mais qui me donna un plaisir immense et un sentiment d’amour profond et éternel.

Ce rêve magique fut éteint d’un seul coup par des images affreuses. Des images d’un homme torturé sous mes yeux, cet homme je le reconnus immédiatement. C’était l’homme que j’avais aimé et que j’aime encore,qui souffrait atrocement sous mes yeux empli de larmes et mes cris de pitié. Puis je me retrouvais dans un cachot humide vêtu d’une simple chemise de nuit blanche devenu crasseuse que les gardiens adoraient soulever de leurs mains crasseuses. Un garde vint me chercher, m’attacha les poignées avec une cordes à m’en couper les veines puis on me conduisait dans une immense salle. Devant moi une homme âgé, aux cheveux grisonnants et au dos bientôt voûté, autour de lui une dizaine de gardes et en leur centre mon jeune amant agenouillé, le dos couvert de traces de fouet et son si beau visage rendu sanguinolent. Le garde qui me tenait par un corde me fit agenouiller avec violence. Le contact du béton sur mes genoux égratignés, me fit faire une grimace de douleur. L’homme âgé dégaina son épée et l’approcha du cou de mon amant.

«  – Alors comme cela jeune fille, on fricote avec l’ennemi !! Comment avez-vous pu oser trahir votre Père de cette manière ! Vous avez toujours su me poser des problèmes, c’est la faute de votre Mère ! Pourquoi m’avoir donné une fille ? Elles ne sont bonnes qu’à la religion !

- Mère n’y est absolument pour rien, c’est bien Vous qui lui avez fait cette enfant ! Et puis vous ne m’avez jamais aimé comme votre fille ! JAMAIS ! Vous ne connaissez rien au sentiment de l’amour, vous ne connaissez que celui de la haine !!

- Oh non ma chère, il m’arrive parfois de ressentir de la joie. Comme par exemple dans quelques minutes quand je vais décapiter votre cher gringalet sous vos yeux !

  •  
    • Non ! Je vous en supplie pas lui, tuez moi à sa place !!

       

Je me débattais pour me relever sans relâche mais rien ne faisait flancher le garde.

  •  
    • Pourquoi te tuerais-je ? Tu es ma fille unique et j’ai besoin de l’enfant que tu portes pour pouvoir remporter la Guerre que je vais déclencher dans quelques secondes avec nos plus fidèles ennemis ! Vos pouvoirs réunis en ton sein me donneront pouvoir absolu sur le monde !

       

Mon père leva les bras au ciel et tout les gardes s’inclinèrent devant ce monstre. Il plaça le plat de sa lame sur l‘épaule de mon amour près à donner le coup de grâce.

- Crache tes dernière mots Elfe !

- Brûle en Enfer beau père !! »

L’Elfe lui cracha dessus, me lança un dernier regard qui disait bien plus que des mots. Mon cœur fondit en larmes, et celles-ci perlèrent mes joues.

La lame prit de l’élan et se dirigea vers le cou de mon amant.

Je me réveillai en sursaut dans un cri, je sentais des gouttes de sueur couler le long de mes tempes. Tous mes membres tremblaient, le souffle me manquait.

Mon cri avait réveillé François qui s’était précipité vers moi, il s’assit sur mon lit et me prit dans ses bras protecteurs.

«  – Calme-toi, je suis là …ce n’était qu’un mauvais rêve…

- Non c’est père … il… NON !! »

Je ne cessais de pleurer, je mis quelques bonnes minutes à reprendre le fil de ma pensée. Je desserrai mon étreinte de François et le regardai dans les yeux.

«  – Ce n’était pas un rêve mais une sorte de souvenir, ou peut être l’avenir je ne veux le savoir. Dis moi seulement qui est Lior ?

François détourna les yeux de mon visage et respira profondément.

- Lior ? Comment connais-tu cet homme ?

  •  
    • C’est l’homme que j’aime, enfin celui de mon rêve qui m’a fait ressentir de l’amour, du plaisir…

Il sourit

  •  
    • … mais c’est l’homme que j’ai vu agenouillé, plein de sang que Père a … Non je ne veux pas !

  •  
    • Lior est le fils unique du Gouverneur des Elfes. Il se nomme Lior d’Iléria. Nos deux espèces sont ennemis depuis de millénaire sans que personne ne se souvienne du pourquoi tout a commencé. Haïr les Elfes est comme une tradition, et surtout ne jamais, je dis bien JAMAIS s’approcher de leur frontière !…

Il me regarda de nouveau.

  •  
    • …Mais toi Clarisse De Nottensier ne voulant jamais obéir aux instructions de ton père, ni même de ton frère, tu as toujours aimé aller jouer le long de la rivière qui sépare nos royaumes. Et tu as rencontré Lior dont tu es tombée sous le charme en quelques mois. Le jour du décès de ton mari, Père remarqua ton absence et sauva les apparences afin que le Duc meure en paix. Mais il n’en avait pas fini avec toi, loin de là ! Un espion de sa personne t’a suivie nuit et jour et te retrouva au coin d’un arbre près de la rivière avec un ennemi dont tu ne pouvais nier tes sentiments…

Je rougis aux images qui se dessinaient dans ma tête.

…Non content de lui le laquais revint tout énoncer à Père qui entra dans une rage folle et envoya toute une garnison pour vous capturer et peut être même vous tuer… Lior put s’enfuir mais il ne supportait pas de te savoir entre les griffes de ton père et donc décida de venir te sauver mais Père l’attendait. Dès son arrivée, il fut emprisonné, ligoté, torturé. « Pour lui faire comprendre comment abuser de sa fille était un acte mortel » comme il disait avec tant d’ironie.

- Qu’est-ce- que cela pouvait bien lui apporter puisqu’il ne m’a jamais aimée !

- Ma sœur cela lui a donné une raison de lancer ces garnison contre les Elfes et ainsi entrainer une énorme guerre… 

Des larmes recommencèrent à coller sur mes joues et François les essuya de sa manche.

- … dors maintenant je reste à tes côtés. »

Il s’allongea auprès de moi et me consola jusqu’à que le sommeil et la fatigue l’emportent sur mon esprit.

Le lendemain matin, quand j’ouvris les yeux, je vis François dos à moi regardant par la fenêtre. Je voulus me lever pour aller le rejoindre mais quand je me mis debout, un vertige me surpris. Je me rattrapai de peu à la table de chevet, ce qui renversa le vase qui s’y trouvait.

François se retourna brusquement, je l’avais, à mon plus grand regret, retiré de ses songes. Il vint vers moi et me fit m’allonger de nouveau?

« - Larine m’a dit que tu n’avais rien mangé hier soir, et avec cette nuit tu as du beaucoup te fatiguer, je vais aller chercher un plateau pour nous deux je reviens dans peu de temps. »

François mit une veste, accrocha son épée autour de sa taille qu’il ne quittait que quand il dormait et encore il avait toujours sur lui un poignard caché dans sa botte droite. Et oui, j’ai un œil de lynx !

La porte resta entrouverte…

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