Tout commence par un mot ….

Les histoires s’écrivent mais ne se ressemble jamais …

Chapitre 3

 

François s’approcha de moi, son regard était coléreux et inquiet.

« - Pourras-tu marcher?… De toute manière nous n’avons pas le choix. Clarisse je suis désolée de t’avoir amené ici j’aurais du me douter que Père viendrait t’y chercher en second lieu. Il faut que tu partes au plus vite, je ne veux pas te savoir au cachot : c’est une image à laquelle je ne me ferai jamais. Lève toi, Larine va te faire sortir d’ici le plus vite possible, et Jean mon écuyer vous attendra avec un attelage en bas. Une voix roque se fit entendre au rez-de-chaussée.

- Mon fils !! »

François répondit qu’il arriverait dans quelques secondes le temps de se vêtir. Il m’aida à me mettre debout quand Larine arriva, le visage rouge d’avoir couru. Elle me mit une cape sur les épaules et me couvrit le visage du capuchon.

« - Mais François ! Je ne connais que vous ! Je ne sais même pas dans quel royaume je me trouve…

- Ne t’inquiète de rien. Larine veillera sur toi et t’emmènera dans un endroit sûr où je te rejoindrai dans quelques jours, je te le promets. Je te donnerai toutes les réponses à tes nombreuses questions. Maintenant il te faut partir ! Il monte. »

François me déposa un baiser sur le front et sortit. Larine me fit passer par une porte secrète qui se trouvait à droite du lit. Ma cheville me faisait mal mais je ne pouvais m’arrêter.

On traversa un long couloir sombre et étroit, après un escalier en colimaçon, nous retrouvâmes la lumière du jour. Jean, l’écuyer, nous attendait devant une charrette. Il m’aida à monter à l’arrière et Larine monta à ma suite. D’un coup de fouet, les chevaux partirent aux galop.

Je me retournai pour voir disparaître au loin la demeure de François; je laissais derrière moi le seul endroit et la seule personne qui pouvait me donner des informations sur ma vie et en qui j’avais confiance.

Malgré les chemins sinueux, je réussis à m’assoupir la tête posée sur les genoux de Larine, qui me caressait les cheveux.

J’ouvris les yeux espérant que tout ceci ne fut qu’un rêve mais le réalité me rattrapa quand je sentis un coup de pied dans mon ventre. Je me redressais pour me retrouver assise.

Le soleil commençait à se coucher, les nuages se coloraient de violet, de rose,…C’était un très beau spectacle, que j’avais déjà vu ou du moins j’en avais l’impression, ce qui me rassura.

«  – Où allons nous dormir ?

  •  
    • Nous sommes bientôt arrivé Mademoiselle ne vous inquiétez pas ! »

Ce fut Jean, le jeune écuyer, qui me répondit.

En effet une longue heure plus tard et après avoir traversé une forêt sombre et froide, Jean s’arrêta devant une petite maisonnette éloigné de toute civilisation, ce qui ne rassurai pas beaucoup.

Il m’aida à descendre et me conduisit à l’intérieur où il m’obligea à m’asseoir dans un fauteuil très confortable qui me changeait des planches en bois.

Larine et Jean me rejoignirent quelques minutes plus tard, le temps de cacher les chevaux et la calèche dans l’étable et de monter la malle à l’étage caché dans le coin de la pièce centrale.

Larine vint s’asseoir dans un fauteuil en face de moi et prit une de mes mains dans les siennes.

«  – Je suis désolée, Madame de devoir vous faire voyager et vivre dans ces mauvaises conditions, surtout dans votre état. ( posant son regard sur mon ventre rond ) Mais on ne pouvait vous laisser là bas, et signer votre mise au cachot !

- François vous a-t-il fait part de ma perte de mémoire ?

  •  
    • Oui Madame et je suis désolée de ce désagrément qui arrive à un moment inopportun. Je suis Larine , votre suivante, j’ai travaillé dans la suite de Madame, votre mère, je vous ai vu naître. Ma mère m’a enseigné le bienfait des plantes, et de la magie médicinale… »

Ma main lâcha la sienne quand le mot « magie » fut prononcé, je sentis naître en moi comme un soulagement et un monde qui s’ouvrait de nouveau à moi.

Larine lus sur mon visage que quelque chose avait changé, elle sourit.

«  – Je n’ai point la permission de vous apprendre quoi que ce soit sur votre jeunesse sur ordre de Monsieur François. Il faut que vous restiez calme à ce que je vais vous dévoiler, sachant que vous n’avez point de mémoire, cela peut vous choquer. (Larine plongea son regard vert dans le mien) Le monde dans lequel nous vivons est un monde où la magie blanche et la magie noire existent, où des personnes possèdent un don particulier. J’en ai déjà trop dit, il faut attendre Monsieur le Duc ! »

Elle se leva et alla préparer ma chambre pour la nuit qui s’annonçait fraîche, me laissant seule dans le salon. Mon regard s’était fixé sur la cheminée éteinte, essayant de remettre en ordre tout ce qui s’était passé dans ma journée. J’imaginais un monde magique côtoyant un monde humain que je semblais connaître.

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