Tout commence par un mot ….

Les histoires s’écrivent mais ne se ressemble jamais …

Chapitre 2

 

 

La maison, ou plutôt le domaine dans lequel François m’emmenait devait se

trouver à cinq lieues au Sud de la forêt.

Tout le trajet fut assez douloureux pour ma cheville mais aussi pour mon dos. A chaque saut du cheval pour éviter les branches d’arbres au sol, une douleur aigue me traversait la cheville remontant jusqu’à mon genou. Quand au loin je vis les grilles du domaine un soulagement se fit voir sur mon visage stressé depuis le début du trajet.

Le chevalier arrêta l’étalon devant un escalier monumental qui devançait une porte en chêne massif. Un écuyer arriva en courant vers son maître, François lui lança les brides qu’il rattrapa avec adresse.

«  – Va vite attacher Hector et va prévenir Larine que j’ai une blessée !

- Bien maître ! »

François me prit dans ses bras et commença à monter les escaliers menant vers l’entrée.

« - Je peux marcher tu sais !

- Et aggraver ton cas ? Il en est absolument hors de question ! »

Quand on pénétra dans le hall, celui-ci était habillé au milieu d’un escalier de marbre blanc se séparant de chaque côté pour s’ouvrir sur un corridor desservant toutes les pièces de l’étage.

Il prit la première porte de gauche et on entra dans une grande chambre tapissée de blanc et de rouge, en son centre un grand lit à baldaquin où il alla me déposer avec délicatesse.

Une femme d’un certain âge entra dans la pièce, François me laissa pour aller parler à voix basse avec elle.

Je sentis soudain un mouvement dans mon ventre, je mis une main dessus et souris. C’était la première fois que je sentais sa présence en moi. François revint vers moi et m’expliqua de sa voix douce qu’il laissait la veille femme auprès de moi et qu’il reviendrait quand je serai reposée.

La porte se referma derrière lui me laissant seule avec la veille dame du nom de Larine qui s’occupa de moi avec tendresse et sagesse mais restant silencieuse. Je ne dis point mot non plus, mon esprit retraçait les heures mouvementées qui venaient de s’écouler. Malgré mes efforts je ne parvenais pas à retrouver le moindre souvenir.

Quand Larine eut fini avec mon bandage elle sortit de la pièce en silence laissant derrière elle un parfum de rose.

Quelques minutes passèrent et François apparut dans l’embrasure de la porte vêtu cette fois ci d’une simple chemise blanche bouffante, son haut de chausse et ses bottes de cuir noir. Et vint s’asseoir auprès de moi.

« - Pouvez-vous ?…

Il grimaça.

-… pardon peut tu me dire qui je suis pour toi ?

- Tu es ma sœur Clarisse De Nottensier, duchesse de celui-ci situé à vingt lieues d’ici. Tu vas avoir vingt ans dans trois semaines et tu portes en toi ce petit être depuis huit mois environ, comme tu as pu le remarquer »

Il sourit, je répondis à son sourire et sa main rejoignit la mienne sur mon ventre. Je reçus un coup de pied qui effaça son sourire. Il détourna la tête et reprit son récit.

«  – Quand Père découvrit ta grossesse il y a quelques jours seulement, il t’enferma dans un cachot dans les sous-sols du château, j’ai essayé de m’interposer mais je n’y pas parvenu. Je réfléchissais à tous les moyens de te sortir de cet enfer. Quand à l’aube on vint m’apprendre que tu avais réussi à t’échapper par je ne sais encore quel moyen, je sus où te chercher car cette clairière n’est connue que des voyageurs perdus et de nous seul… »

Durant ce récit j’essayai de me remémorer ces actes que j’avais fait mais rien ne m’éclairai. Quand il s’arrêta, je voulus lui poser des questions mais il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Je vis ses mâchoires se contracter à ce qu’il venait d’apercevoir en bas. Des bruits de sabot me parvinrent sur les pavés de la cour, il jura une chose que je ne lui connaissais pas.

«  – Qu’y a-t-il ? »

Je ne pus retenir l’inquiétude dans ma voix le voyant ouvrir la porte,appeler Larine et une autre personne que je ne connaissais pas. Je les entendais déjà courir dans les escaliers.

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