Tout commence par un mot ….

Les histoires s’écrivent mais ne se ressemble jamais …

Chapitre 12

 

Ce fut les rayons du soleil qui me réveillèrent de mon doux et calme sommeil. Je

m’étirai, tapotai l’oreiller à côté de moi pour n’y trouver personne. J’ouvris les yeux pour me rendre compte que Lior était déjà levé et parti aux nouvelles des troupes de mon père. Je fus déçue mais je me repris vite voulant profiter pleinement de ma journée de libre en compagnie de ma fille et du beau temps qui était revenu pour faire un bonhomme de neige.

Je me levai, fis ma toilette et me vêtue d’une simple robe à corset et a manche trois quart en velours rouge. Je couvris mes épaules d’un châle de velours blanc. En allant vers le berceau je m’aperçus que ma fille ne s’y trouvait pas, j’en conclus donc que Lior avait du la confier à la nourrice afin qu’elle ne me réveille pas.

Je descendis donc les escaliers qui menaient au rez de chaussée et à la cuisine. En arrivant au bas des marches, je vis la nourrice à deux pas qui marchait en berçant la petite et lui fredonner une chanson elfique. Je lui souris, la remerciai et pris la petite dans mes bras.

Au moment d’atteindre la porte de la cuisine, un valet m’intercepta et m’indiqua que mon frère souhaitait prendre le petit déjeuner en ma compagnie. Je souris et me dirigeai donc vers l’escalier central.

Je montai les trois étages qui menaient à la chambre de François. Arrivée devant la porte j’attendis de pouvoir reprendre mon souffle afin de paraître normale.

J’ouvris la porte et découvrit une table dressée à coté de la fenêtre qui se trouvait dans un renforcement du mur. François était assis dans son lit, tout souriant en me découvrant. Il était vêtu d’une chemise blanche échancrée, faisant apparaître son torse nu, où l’on apercevait à peine les bandages de son épaule bientôt guéri. Le drap qui lui couvrait les jambes habituellement avait laissé place à un haut de chausse marron.

- Et ben dis moi près à partir gambader !

  •  
    • Ça me fait plaisir de te voir ! Ça fait longtemps !

Je rigolai et m’avançai dans la pièce fermant la porte derrière moi.

- Je te signale, cher frère, que je viens tous les jours !

- Oui mais aujourd’hui est un jour particulier !

- Ah oui ? Et en quel honneur ?

- Donne moi ma magnifique petite nièce et je te révélerai mon secret !

Il me sourit et me tendit ses bras.

Je m’approcha de lui, lui fis un baiser sur la joue et déposai doucement la petite dans le creux de son bras valide. Puis j’allai m’asseoir sur le lit en face de lui les pieds au niveau de son épaule encore invalide. Le dos appuyé contre le montant du lit à baldaquin, j’attrapai un croissant sur la table non loin.

- Moi aussi j’ai quelque chose à t’apprendre !

- Ah oui ? Dis moi alors !

  •  
    • Ah non petit frère tu ne m’auras pas ! A toi d’abord !

Je lui sourit et mis un morceau de croissant dans sa bouche. Il failli s’étouffer en rigolant mais avala le bout de croissant.

- Si tu veux que je parle évite de vouloir m’étouffer ! Comme je te l’ai dit, aujourd’hui est un jour particulier, parce que ce matin le médecin m’a autorisé à sortir à la lumière du jour !

- C’est merveilleux ! Mais ça veut dire que tu peux marcher seul ?

- Non je peux pas marcher seul… mais je m’aiderai avec une canne comme un vieillard, c’est pas grave si je te cours après dans quelques mois ! Et toi qu’as-tu à m’annoncer ?

- Ta nièce me joue des tours !

  •  
    • C’est déjà une petite coquine !

Il rigola et joua avec les petits doigts de main de Taïla.

  •  
    • La petite possède mon pouvoir du vent…

François fut quelques secondes troublé, puis se reprit rapidement.

- Si elle a ce pouvoir à cet age, cela veut dire qu’elle peut avoir ceux de Lior et celui du feu ? Pauvre petite…

- Elle sera convoitée par de nombreux dirigeants de part le monde et puis se sera énorme pour elle de devoir les maîtriser à sa guise sans se faire de mal et faire du mal aux personnes alentours…

- Tu as tout le temps de réfléchir à tout ça avec Lior et puis elle est née avec ces dons, alors peut être saura-t-elle mieux les maîtriser que quiconque !

On parla encore un long moment, quand soudain des bruits nous parvinrent de la cité. Je distinguai des cris, des bruits de lame. Je me levai et me précipitai à la fenêtre.

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