Tout commence par un mot ….

Les histoires s’écrivent mais ne se ressemble jamais …

Chapitre 10

 

Une quinzaine de jours passèrent, sans que je ne dorme point. Mon sommeil

était envahi de rêves horribles et terrifiants qui me donnaient des sueurs froides. Je me réveillai en sursaut dans un cri. Lior se réveillait toujours, me prenait dans ses bras et me chantait une berceuse qu’il avait composée. Je réussissais à me calmer au bout d’un petit moment grâce au battement de son cœur.

Les jours qui suivirent je m’engloutissais dans la routine. Le matin je nourrissais Taïla qui ne se réveillait que pour le sein, sinon c‘était une grande dormeuse, c’était un ange. Ensuite après m’être vêtue je me rendais dans la chambre de mon frère où Lior était déjà passé pour donner les consignes à suivre pour le bon rétablissement du malade. François était toujours inconscient, son corps était recouvert jusqu’aux hanches.

Son torse nu était couvert de bandage pour cacher les blessures que lui avait infligé notre père.

La servante m’amena une bassine d’eau et un gant qu’elle déposait sur la table de chevet. J’essorai le chiffon et commençai à nettoyer les égratignures qui disparaissaient déjà. Je lui faisais sa toilette avec délicatesse.

Je lui passai un chiffon humide sur le visage quand il bougea les paupières, et murmura.

  • François, … François, tu m’entends ?

  • Mmm…

  • C’est Clarisse, François réveille-toi !

Il ouvrit doucement les yeux, ébloui par le soleil qui pénétrait dans la chambre il les referma.

- La lumière…

Sa voix était comme sortie de l’autre côté d’un tombeau. J’accourus vers les fenêtres ouvertes, et fermais les volets puis revint vers François qui avait désormais les yeux grand ouverts.

  • Clarisse,… où suis-je ?

  • Tu es en sécurité dans le palais de Lior, ses soldats t’ont retrouvaient après l’attaque de Père dans la petite maisonnette, te souviens tu ?

  • Oui je me souviens, c’était horrible, je m’inquiétais pour toi, ne sachant où le cheval t’amenait et si personne n’allait te poursuivre, mais…

  • Oui qu’y a-t-il ?

  • Combien de temps ai-je dormi ?

  • Tu es resté inconscient une quinzaine de jours

  • Je comprends …

  • Comprendre quoi François ?

  • Le fait que tu ne sois plus enceinte.

Je souris et porta la main sur mon ventre plat.

  • Je t’expliquerai quand tu te serra reposé, il faut que j’appelle les médecins…

  • Les médecins attendront, et puis ne me suis-je pas assez reposé depuis tout ce temps

     

    Il me décrocha son premier sourire.

     

  • Oui mais…

  • Il n’y a pas de mais qui tienne, et puis je veux connaître ton histoire, savoir ce que j’ai manqué.

  • Ca va être un peu long…

  • J’ai tout mon temps…

Il me sourit et regarda son corps allongé.

  • D’ailleurs avant que tu ne commences, pourrais-tu juste me faire l’énumération de mes blessures, car chaque parcelle de mon corps est une douleur atroce et je n’arrive plus rien à différencier.

Il rit avec une grimace.

  • Tu es arrivée avec une dague plantée profondément dans l’épaule droite,…

Il tourna la tête vers son épaule bandée.

  • … et puis… je ne sais pas comment te dire ça, c’est un peu indiscret…

    Il me lança un regard surpris et interrogatif.

  •  

  • comment ça ?

  • Ben euh… Une épée t’a transperçée le genou et est remonté jusqu’à…

  • Oh !

  • Non, tu pourras toujours avoir des enfants mais tu l’as échappé belle !

  • Tu es sûre ?

  • Sûre et certaine.

Il soupira de joie et me tendit sa main gauche valide. Je l’ai pris dans mes mains elle était tiède entre mes paumes, il allait donc mieux.

  • Assis toi à côté de moi et raconte.

  • Mais je vais te faire mal…

  • Au point où j’en suis, rien ne me fera plus de bien que d’avoir ma petite sœur à mes côtés.

Je m’assis donc doucement à côté de lui en essayant de le toucher le moins possible et éviter donc de le faire souffrir d’avantage. Puis ma tête je calais contre son épaule gauche, je commençai mon récit, depuis ma fuite.

Au bout d’une heure on m’amena la petite qui avait faim, ainsi François pu faire la connaissance de sa nièce. On discuta jusque tard ce soir là et ce fut Lior qui vint me chercher pour le diner et laisser les médecins s’occuper des soins sur les blessures de François.

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