Tout commence par un mot ….

Les histoires s’écrivent mais ne se ressemble jamais …

Chapitre 1

 

 

Allongée, je sentais la brise me souffler sur le visage, j’ouvris doucement un œil puis

 l’autre et m’aperçus que le soleil était déjà à son zénith

Je me mis sur les coudes pour voir où je me trouvais. Autour de moi une forêt dense entourée une belle clairière où je m’étais réveillée quelques secondes plus tôt.

Je m’assis et sentis un léger vertige prendre possession de moi, je fermais les yeux le temps de me reprendre quand je les rouvris, je vis au loin un cavalier et son cheval arriver doucement vers moi.

Sans savoir pourquoi je sentis une grande peur m’envahir, je pris mes jupons, me relevai et courus dans l’antre de la forêt.

Je courais du plus vite que je le pouvais me rendant compte de ma condition. Je venais de réaliser en soutenant mon ventre que j’étais enceinte d’au moins sept mois.

J’entendais les galops derrière moi, j’accélérais ma course quand je me pris le pied dans une racine. Mon corps tomba sur le côté pour ne pas que mon ventre rencontre le sol. Quand je voulus me relever ma cheville droite ne supporta pas mon poids et je dus maîtriser un cri de douleur pour ne pas me faire repérer Je me cachai donc derrière un gros chêne priant Gaélice de ne pas me faire repérer.

Pourquoi avais-je si peur ? Pourquoi venais-je de me réveiller enceinte et en plein milieu d’une clairière? Qui pouvais-je bien-être ? Toutes ces questions se bousculaient dans ma tête pendant que j’entendais les sabots du cheval se rapprocher de moi.

« - Je sais que tu cache Clarisse ! Je te trouverais !! »

Clarisse ? Serais-ce mon prénom? Je tournai la tête au alentour. Qui pouvait être Clarisse à part moi la seule jeune fille en détresse à la ronde !

Que devais-je faire? Me montrer serait signer ma capture ou ma mort. J’entendais le souffle bruyant de l’homme, faisant supposer une colère montante. Il mit pied à terre.

«  – Allez arrête de te cacher ! Je te retrouverai et tu le sais très bien c’est toujours moi qui gagne à ce jeu là depuis qu’on est gamin ! Et puis si ce n’est pas moi se sera Père et son agent qui mettront la main sur toi et ce sera plus douloureux pour toi et pour ton enfant ! »

Instinctivement je mis mes mains sur mon ventre pour protéger ce petit être qui grandissait en moi. Je pris mon courage à deux mains et me relevai avec difficulté; Une main me soutenait à l’arbre et l’autre soutenait mon ventre. Je me montra.

«  – Qui êtes vous ? » réussis-je à articuler.

L’homme était dos à moi, il se retourna au son de ma voix.

Il était habillé tout de cuir noir, une paire de bottes lui montaient jusqu’au dessus du genoux, on voyait à peine son haut de chausse. Une grande veste lui siée à ravir moulée ses bras et son buste, elle laissait apparaître une chemise de soie noir ouverte à demi torse. Son visage mat montrait de nombreuses péripéties dont une cicatrice le long de l’œil gauche qui faisait ressortir son regard vert émeraude. Sa chevelure noire était attachée derrière la nuque d’un ruban de soie rouge.

Je fus d’abord surprise par son regard manifestant beaucoup d’amour à ma simple vue. Il se rapprocha de moi, un sourire aux lèvres.

«  – Mais enfin je suis François ton frère, tu es ravissante même après une nuit en forêt ! Mais pourquoi donc me poses-tu une telle question ?

- Je … je ne me souviens pas de toi… »

Son visage se voila et son sourire s’effaça. Il s’arrêta net à cette réponse. Je sentis la peur m’envahir peu à peu. Je n’aurais jamais dû dévoiler cette chose qui me rendait fragile à n’importe qui. D’ailleurs peut être n’était-il pas mon frère ? Comment savoir s’il disait vrai ?

« - Comment ça tu ne sais plus qui tu es ?

- Je me suis réveillé que quelques secondes avant votre arrivée, dans cette état (montrant mon ventre) et ne sachant ni comment ni pourquoi je m’étais endormie dans cette clairière, ni même de mes autres souvenirs…

- Arrête de me vouvoyer, tu es ma soeur et tu n’en as pas besoin devant moi ! Pour le reste il faut que tu m’expliques mais il ne faut en aucun cas rester ici beaucoup de monde est à ta recherche morte ou vive ! Il faut que tu es confiance en moi ! »

François se rapprocha de moi et au moment où je voulus me reculer ma cheville lâcha et je me retrouvai dans ses bras puissants. Il me fit asseoir et souleva de quelques centimètre mes jupons afin de dégager ma cheville. Il ôta mon escarpin ce qui me fit grimacer de douleur. Je le vis sourire et poser mon pied sur ses genoux.

« - Tu as là une vilaine entorse ! Je vais t’amener chez moi pour pouvoir te soigner. N’ai crainte Larine s’occupera de toi, et je ne t’en donne pas le choix ! »

Je ris et voulus protester mais il posa un doigt sur ma bouche en guise de réponse. Il me prit dans ces bras et me déposa à l’avant de son cheval en amazone. Il monta avec légèreté dans mon dos, entoura ma taille de ses bras tout en tenant les brides de ses mains.

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